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Adieu le BPR, vive le CPR !

Le BPR (Business Process Reengineering) est une démarche d'entreprise qui vise l'amélioration des processus et des organisations. Le concept a été développé au début des années 90 par Michael Hammer du MIT.

Aujourd'hui, si nous regardons le retour de cette démarche, nous pouvons constater qu'elle a permis de structurer les opérations en entreprise (donc d'en optimiser les coûts et d'en améliorer l'efficacité). Elle a aussi particulièrement tiré l'informatisation au travers des progiciels.

L'un des résultats du BPR est de formaliser un processus comme une suite logique d'actions et d'acteurs ayant chacun un rôle précis à jouer. Parfois sur un support commun d'information. Nous sommes donc essentiellement dans une démarche transactionnelle, une suite d'événements qui s'effectuent dans un ordre logique. Ce support commun et cette idée de transactionnel étant le cœur même  de tout progiciel.

Malgré tout, force est de constater qu'une part importante des problèmes à gérer en entreprise est issue d'un manque de communication, de coordination ou de collaboration. Alors que bien souvent l'expertise est là. Au même moment, Il est amusant de voir le parallèle avec l'effervescence des nouvelles technologies motivées par le « collaboratif », le « partage de connaissance », le « réseautage».

Si chacun sait le rôle qu'il a à jouer et les actions qu'il a à exécuter, on voit clairement que l'approche taylorienne du BPR n'a pas suffisamment pris en compte le fait qu'un individu est intimement imbriqué dans une organisation de plus en plus transversale : « si le BPR a permis de lier les fonctions de l'entreprise, il n'a pas toujours permis de briser l'effet de silo bien connu ».

Le CPR (Collaborative Process Redesign) est une réponse à cette situation.

Le CPR vise à reconsidérer la façon dont les opérations sont exécutées en introduisant le travail collaboratif. Il ne s'agit pas de revoir la finalité des actions mais plutôt de remplacer le « séquentiel en silot » par une démarche collaborative. L'acteur n'agit plus seul, mais en groupe. Il prend donc de meilleures décisions pour ces propres actions. Ce qui évite la cascade de l'erreur tout au long du processus. L'acteur comprend aussi mieux les attentes du groupe, les actions des autres acteurs (perception souvent oubliée dans les approches BPR – « chacun regarde sa boîte »).

Le paradoxe est que bon nombre d'acteurs passent déjà beaucoup de temps à s'échanger des informations, à se téléphoner, à mener des réunions, à s'envoyer des emails, à se déplacer. Lorsque l'on regarde dans le détail, on peut voir qu'une part importante de cette communication est due à un manque beaucoup plus en amont de collaboration. Le CPR ne vise pas à résoudre plus rapidement un problème (quoique cela puisse être un objectif), il vise à éviter le problème par plus de travail collaboratif en amont. Un des enjeux du CPR est de faire percevoir aux acteurs que certaines de leurs actions ont de fortes implications sur un groupe…perception qui se perd dans la répétitivité et le quotidien.

Le CPR est donc avant tout une démarche de conduite de changement. Elle doit être aussi supportée par des nouvelles technologies, à coût relativement limité, qui apportent toute la fluidité des échanges nécessaires.

Alors que le BPR a une image de taylorisme (et donc d'activités séquentiels sur un site de production), le CPR répond beaucoup plus aux nouveaux enjeux de la mondialisation : agilité des organisations, transversalité des opérations, des partenaires toujours plus nombreux et éloignés (clients ou fournisseurs). Le CPR est aussi une démarche de développement durable : plus de collaboratif avec des acteurs éloignés signifie aussi moins de déplacements.

Lire les fondations du BPR sur Wikipédia

Le manager 2.0

« La technologie est un moyen et non une finalité ».

Il est bon d'insister sur le fait que la technologie a pour finalité une transformation avec un réel retour sur investissement au travers d'une démarche productiviste ou économiste (dans le bon sens du terme).

Cette transformation est avant tout comportementale dans l'adoption de nouvelles organisations et nouveaux modes de travail.

 

Il s'agit certes d'une évidence, mais qu'il est bon de rappeler dans la mesure où elle est soumise à rude épreuve pour les raisons suivantes :

  • Il y a toujours un clivage fort entre 'opérationnels' et 'technologues' du fait d'aspects psycho-sociaux (mais qui diminue au fil du temps);
  • Pour un part importante, les grands programmes de transformation de ces dernières années se sont focalisés sur des mises en place technique et ont sous estimés l'essentielle conduite du changement qui est le véritable levier au retour sur investissement (et qui aurait permis de limiter le dit clivage);
  • Il y a une profusion de nouvelles technologies qui peut saturer certains esprits ou qui transforment des hommes d'actions en hommes de veille permanente.

Néanmoins, l'effervescence ne remet nullement en cause l'apport indéniable des nouvelles technologies. Si elles sont nombreuses et évoluent très vites, si le choix est difficile, pour la première fois nous avons des réponses aux grands enjeux du 21ème siècle : mondialisation et transversalité des organisations, développement durable, productivité individuelle et qualité de vie personnelle, économie de la connaissance et des services.

Pour cela l'entreprise et ses managers vont évoluer, cela prendra plus ou moins du temps. Mais le mouvement est en marche vers l'entreprise 2.0. Il s'agira pour certains d'être en avance ou en retard.

Lire l'article Newzy 'Le manager dématérialisé'

Quel avenir pour les réseaux sociaux ?

LinkedIn, My Spaces, Viadeo, FaceBook, Synergies, Bebo, Ziki, Xing….on ne compte plus le nombre impressionnant de réseaux sociaux disponibles aujourd'hui sur le marché.

Pour un utilisateur commun, le résultat est simple : une dizaine de comptes créés ici ou là, une diminution drastique de la volonté de contribuer.

La contribution individuelle est la clé du succès d'un réseau virtuel. Pas de retour sur investissement si soi-même on ne joue pas le jeu. La règle est saine et logique.

Mais que faire lorsque l'on est submergé par les offres et possibilités ? Sur quel réseau contribuer alors qu'ils se ressemblent pratiquement tous (un internaute 'psy' expliquait que FaceBook attirait les salariés dans la mesure où il était bleu !? à comparer à MySpace plus artistique dans son design). Evidemment le temps ne nous permet pas de contribuer à tous les réseaux (sachant que l'on a tous de plus en plus son propre blog). Il y a aussi le syndrome du 'nouveau', vu comme le probable élu…et non…

Si l'on se place du côté des professionnels (qui ont la volonté de contribuer au sein d'une communauté de même compétence), un constat est le manque de personnalisation des réseaux virtuels: 'en tant que professionnel, je me sens mélangé à une multitude d'autres profils, qui ne partagent pas mes centres d'intérêts, dont je ne reconnais pas forcément le professionnalisme au premier abord'. Viadeo tire son épingle du jeu en proposant des 'hubs', mais l'on garde toujours cette même impression de profusion.

Côté entreprises, certaines d'entre elles se demandent dans quelle mesure un réseau social pourrait répondre à certaines de leurs problématiques. Les leaders des plateformes de collaboration (Microsoft, IBM, BEA) proposent de plus en plus des réseaux sociaux encapsulés (un aspect de l'entreprise 2.0).

En parallèle, les réseaux non virtuels sont particulièrement actifs. Ils regroupent des professionnels qui sont parfois cooptés et qui sont tous conscients du professionnalisme des uns et des autres. Cependant, mécaniquement, les échanges restent limités dans la mesure où ils s'exécutent principalement lors de réunions mensuelles ou trimestrielles. Pouvons-nous dire si ce mode est réellement productif ? Tire t-il vraiment parti des potentiels de ses membres ?

L'avenir des réseaux sociaux n'est-il donc pas dans la communion des deux modèles ? Le réseau virtuel ne doit-il pas plutôt être le moteur d'un réseau physique, quitte à ce qu'il se développe virtuellement mais dans une étape ultérieure ?

Lire l'article Newzy 'Facebook sur le déclin ?'

 

Le prix du baril de pétrole au-dessus des 100 dollars va-t-il suffire à nous ramener à la raison ?

La frénésie d'achats de produits fabriqués partout où l'on peut exploiter la misère du tiers monde commence à se retourner contre nous : ces pays accèdent peu à peu à un meilleur niveau de vie et souhaitent rapidement sortir de leurs mauvaises conditions de vie. Ils améliorent pouvoir d'achat grâce aux consommateurs des pays occidentaux et se mettent à consommer.

Comme ils sont très nombreux, leur consommation influence très vite le prix de toutes nos matières premières telles que le pétrole et autres denrées alimentaires de base.

Nous voyons donc rapidement l'inflation contrer la stratégie de délocalisation. Pour réduire l'impact de l'augmentation des prix, les pays asiatiques en voie de très fort développement, ont recours à d'autres pays qui vivent encore dans la misère totale en exploitant les enfants comme ceux de l'Ouzbékistan. Les exigences de traçabilité des consommateurs relayés par les médias vont rapidement permettre de nous ramener à la raison en face de distributeurs uniquement centrés sur le profit.

En l'espace de 15 ans, nous avons complètement désindustrialisé les pays occidentaux en exploitant le tiers monde. Nous atteignons aujourd'hui un point de retournement de tendance et cela pourrait bien nous ramener progressivement des emplois à proximité des consommateurs. D'ailleurs, Le gouvernement actuel voyant qu'il ne maîtrisait pas facilement le pouvoir d'achat s'est empressé de recentre son argumentaire sur la diminution du chômage.

Mais si la France peut se réindustrialiser en raison d'un pétrole cher, il ne faut pas oublier le poids du pétrole dans notre économie tertiaire.

En effet, malgré le formidable essor d'internet et des hauts débits qui nous permettent aujourd'hui de travailler à distance, notre économie tertiaire est toujours centrée sur le «aller au bureau pour travailler ». Si le prix du pétrole augmente, les travailleurs-consommateurs vont voir leur budget de transport devenir trop lourd et ils vont réclamer des augmentations de salaire, ce qui réduira encore la compétitivité de notre secteur tertiaire.

La deuxième délocalisation est donc celle du tertiaire car contrairement à celle de l'industrie, celle-ci ne dépend pas du pétrole mais des réseaux dont on connaît le faible coût.

Mais l'on peut aussi voir cette menace comme une opportunité. Si les français savent tirer partie de leur éducation et s'organiser pour travailler à distance, ils deviennent indépendants du pétrole et peuvent donc augmenter leur pouvoir d'achat. Ils peuvent en outre saisir des marchés à distance vers des pays qui n'ont pas encore fait le pas et pour lesquels la main d'œuvre tertiaire est chère.

Il semble de plus en plus clair que l'industrie doit être locale et que le tertiaire doit être global pour un développement durable de notre économie. Ceci est précisément un retournement complet de stratégie par rapport aux quinze dernières années.

Les portails fournisseurs, quelle évolution ?

Le concept d'entreprise étendue qui restait plutôt propre au jargon des consultants prend peu à peu une réalité : les entreprises poussées à la compétitivité sont contraintes de rechercher des fournisseurs plus compétitifs sur une partie non négligeable de leur chaîne de valeur. Les échanges qu'elles mettent en place ne se satisfont plus de la limitation en richesse de contenu au travers de l'EDI et les e-mails qui prolifèrent avec des pièces attachées atteignent également très vite leurs limites.

Les portails fournisseurs s'insèrent donc comme un compromis entre le chaos de l'e-mail et le manque de souplesse de l'EDI. Ils sont apparus dès le début de l'ère internet essentiellement sur le besoin d'informer le fournisseur d'un point de vue marketing. Ils ont ensuite peu à peu évolué pour supporter un niveau de collaboration de plus en plus efficace :

  • Gestion collaborative des documents,
  • Echange de données sur les développements produits,
  • Mise en place de tableaux de bord de performance et de suivi des règlements par fournisseur,
  • Intégration avec les progiciels de planification et de gestion,…

 

 

 

 

 

 

Après la grande désillusion autour des places de marché en 2001, les entreprises ont repris peu à peu la voie du développement de telles plateformes d'échanges. Les portails utilisés aujourd'hui par les grands groupes industriels reflètent bien le fait que la mise en place ne se peut être un « big bang » et que la maturité de travail avec les fournisseurs a pris quelques années.

Les niveaux de richesse de ces portails évoluent cependant de plus en plus vite et il est important de prendre en compte ces évolutions dans toute stratégie de portail lancée aujourd'hui. Une orientation trop court terme basée sur des fonctionnalités de simple vitrine marketing ou d'échange documentaire peut conduire à des impasses en matière de choix technologique.

Nous avons établi 5 niveaux de maturité à parcourir qui permettent de donner une ambition plus claire aux entreprises qui se lancent dans la démarche :

  • Niveau 1, information avec un simple marketing auprès des fournisseurs ;
  • Niveau 2, Gestion des documents avec les techniques modernes de gestion partagée des documents ;
  • Niveau 3, Gestion de la performance avec l'amélioration continue au travers des indicateurs partagés ;
  • Niveau 4, la collaboration directe entre processus métiers impliquant la capacité d'import-export des données avec les progiciels de gestion;
  • Niveau 5, le concept d'entreprise étendue dans son sens le plus pur avec la capacité à intégrer les personnels des fournisseurs dans le quotidien du développement de l'entreprise.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le dernier niveau demande des technologies de dernière génération et réduit très sensiblement le nombre de solutions disponibles sur le marché. Il faut regarder à notre avis des leaders du domaine de la collaboration généraliste pour intégrer les collaborations synchrones et asynchrones sous le vocable de « communications unifiées ».

En outre, il est important de réaliser que le chantier portail fournisseur implique des transformations substantielles dans la façon de travailler avec les fournisseurs. Ces chantiers sont donc beaucoup moins des sujets technologiques que des efforts de transformation de la culture même du travail en équipe. Le poids de l'assistance dans ce domaine ne doit donc pas être négligé.

Ces chantiers ne peuvent en aucun cas être limités à la pose d'un extranet fournisseur sans prise en compte de ce qu'elle implique. Ils doivent participer à la mise en place d'une amélioration drastique des pratiques de travail en équipe tant en interne qu'avec les fournisseurs. Nous pensons que c'est seulement à ce prix que le concept d'entreprise étendue peut enfin prendre tout son sens.

Le baril à 100 dollars, quel impact sur la supply chain ?
Puits de pétroleLe prix de baril de pétrole ne cesse de grimper et son franchissement sans doute symbolique de la barre des 100 dollars peut nous amener à réfléchir sur l'impact qu'il va de plus en plus avoir sur notre façon d'organiser la supply chain.
 
Notre frénésie pour développer les sources d'approvisionnement sans prendre en compte la distance n'aura sans doute qu'un temps. Il y a fort à parier que les directions supply chain vont devoir mettre en regard l'attractivité des pays à faible coût de main d'oeuvre avec le prix du transport.
 
Ceci est plutôt sain pour remettre une juste raison dans le développement de la globalisation. Nos livres d'histoire relateront sans doute dans une cinquantaine d'années la période actuelle en la qualifiant d'errance dans le développement de l'économie. Nous avons en effet depuis ces vingt dernières années augmenté dans des proportions non soutenables la part transport dans les biens de consommation.
 
Il est probable que nous ayions peu à peu à reconstruire des chaîne de production dans notre pays, voire dans notre localité et peut-être même pourrions-nous nous éloigner du concept de production de masse :
nous pourrions imaginer en effet un ensemble de mini-sites de production au pied des besoins de consommateur, ce qui diminuerait de manière conséquente la part transport dans nos produits.
 
Qu'en pensez-vous ? Croyez-vous au maintien de la croissance de l'approvisionnement depuis les pays d'Asie ?
 
Graphe d'évolution du cours du baril de pétrole
 
Planet Award présente aux tech days de Microsoft
Planet Award présente aux Tech Days de Microsoft comment développer une application métier avec la plateforme Office Live. Microsoft Tech Days
Spécial recrutement - De nouvelles formes de travail à distance
Planet Award à l'honneur dans le journal Le Point pours son activité de conseil en "collaboration à distance". Accéder à l'article

Le Point

Notre organisation actuelle du travail est-elle durable ?

bureauxC'est la question cruciale que pose l'étude lancée par Regus, le groupe Anglais qui développe le concept de bureau à la demande. Même si manifestement, Regus est directement intéressé dans la promotion de son modèle, l'étude (vous pouvez y accéder ici) pose de très bonnes questions auxquelles elle apporte des réponses très sensées.

Le concept de bureau a vu le jour il y a environ 100 ans à l'époque de la révolution industrielle. A cette époque l'échange d'information ne pouvait s'effectuer que par la proximité physique et les théories du management telles que le taylorisme et le fordisme faisaient l'hypothèse d'un besoin de contrôle visuel du salarié.

Les technologies de l'information ont apporté depuis bien des solutions pour relativiser le besoin du bureau. L'organisation du travail n'a pas pour autant suivi cette évolution et le concept de travail au bureau souvent situé très loin en temps et en distance pose la question double de la productivité et de l'impact carbone.

Selon l'étude menée par Tom Redman et la société JBA, étant donné leur taux d’utilisation actuel, nos bureaux sont responsables d’un excès de 1,186 millions de tonnes de dioxyde de carbone. L’utilisation de locaux pour bureau est responsable d’environ 40 % des émissions de carbone de l’Union européenne (trajets domicile-bureau et construction immobilière + infrastructures routières). Ceci relativise donc l'impact de la production industrielle (28%) et celui de l'habitat (21%).

Pour autant, le taux moyen d'occupation des bureaux diminue et représente environ 30 % du temps total. Les trajets contribuent à eux seuls à l’émission de 938 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an dans l’Union européenne. En outre, 34 % des personnes travaillant au bureau ne sont pas sensibles aux différents gaspillages tels que laisser la lumière allumée ou consommer abusivement du papier.

L'élimination du travail au bureau n'est donc pas suffisamment prise en compte dans les solutions pour la réduction de notre empreinte écologique : c'est  de toute évidence la solution  la plus équilibrée entre les avantages économiques, le potentiel de réduction des émissions de gaz à effet de serre et l'amélioration de l'équilibre de vie des travailleurs du 21ème siècle. Elle donne enfin tout le sens au concept de développement durable de notre société en quête de réorientation dans ses pratiques. Gageons que l'année 2008 qui va démarrer puisse faire avancer les projets qui ont timidement vu le jour dans ce domaine en 2007 et faire de nombreux émules.

Un Webinar sur les opportunités du travail à distance

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